De petites choses

Fragments

De petites choses irritent ma tête, mes pensées stagnent, irriguent mon être. Mon corps convulse comme une étoile, devenue trop dense. Et moi je danse avec moi-même dans mon égo. Et moi je danse avec moi-même dans un étau. J’ai ton regard dans l’horizon mais tout derrière la nuit s’annonce. J’ai ton regard c’est tout ce qu’il faut, je n’ai pas besoin de réponses.

La Chose Publique

Fragments

La politique ne doit pas être un métier. C’est un combat permanent, une vigie à tenir seul ou en groupe, une colère transformée en poésie, un amour profond pour une réalité partagée, avec ses contrastes, sa multitude, ses aspérités et ses formes pluridimensionnelles.

En laissant cette réalité à ceux qui font de la politique une profession, aux spécialistes de la spécialité retranchée dans leurs landes stériles, on se dissout progressivement dans la médiocrité, la pensée bornée et sans imagination, on sous-traite le réel à des gestionnaires de l’indifférence, on se contente du pire à venir, nostalgique d’un « meilleur » fantasmé par des doctrines de l’inertie « néo-libérale » mais sous contrôle minutieux : la « nouveauté » doit rester un slogan marketing et la « liberté » un produit accessible par intermittence, selon les conditions du marché et les fluctuations virtuelles ($$$).

Il faut pourtant savoir s’approprier le réel, l’ouvrir aux autres, y intégrer les différences, les abstractions, se nourrir des rêves pour en colorer le tissu, en percer le voile, le réinventer pour vivre ensemble et enfin se débarrasser des formes creuses, des vents de sable qui lissent les idées, les transforment en de mornes fossiles entreposés dans des conserveries et sur lesquels s’extasient les âmes mortes, celles qui monopolisent l’espace par l’uniformité de leur langage sclérosé.

Et elles disent, dans leurs voiles de poussières ; « Regardez-moi braves gens, je suis le changement, la grande révolution, ici l’éthique s’achète et la morale se fabrique, ici la liberté est un horizon barré, une cité lumineuse éclairée par le gain, les visages retouchés et l’ambition sans limites. Ici les idées sont évidées, elles deviennent des masques de carnaval, des fanions rougeoyant pour masquer la violence de notre incompétence, nous ne savons rien faire et nous le vendons bien ».