C’est étrange

C’est étrange, comme le feu dans nos mains chante la braise.

C’est étrange comme le monde s’est teinté du néant.

Hier encore il y avait comme un parfum de liesse,

Qui embaumait le cercle rapproché de nos sens.

C’est étrange comme déjà se patine l’ivresse,

D’un filtre virtuel qui a tout dérobé,

Un mur d’illusions vaines qui prétend connecter,

Et qui ravive au loin le chant de nos égos.

C’est étrange car hier encore, je me souviens.

Il brûlait dans nos yeux une larme d’espérance,

Quelque chose d’insensé qui défiait le réel,

Une course contre la montre que nous allions gagner.

C’est étrange ce combat qu’il faut sans cesse mener,

Contre les portes ouvertes vers les longs raccourcis,

Ces chemins de traverse qui nous vantent la paresse,

Comme une sœur éloignée de la contemplation.

C’est étrange, mais j’y croirai toujours,

Aux bonheurs insolites qui déchirent le jour,

Quand le matin encore je ne suis pas couché,

Et que je rêve sans fin aux couleurs opiacées.

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