Le Cartomancien – Partie 4

Le Cartomancien est une nouvelle découpée en plusieurs épisodes, semblable à ce qu’on appelait un « feuilleton-nouvelle ». La suite sera publiée chaque dimanche.

Lire la partie 1.

Lire la partie 2.

Lire la partie 3.

La présente nouvelle est soumise au droit d’auteur et ne peut être utilisée sans autorisation. Elle est disponible gratuitement sur ce site. Merci de me contacter pour tout renseignement.

Temps de lecture estimé : 10-15 minutes

PARTIE IV

« Suivez-moi » lui dit-il doucement après un long soupir. Il se leva et entrouvrit une petite porte cachée derrière une étagère d’où semblait provenir la lumière ocre qui inondait tout l’appartement…

Ainsi prirent-ils le train le lendemain pour le festival du psychédélisme. Le trajet sembla long et consistant. Ils s’arrêtèrent à de nombreuses reprises et semblaient glisser comme une chenille sous un soleil de plomb.

Ils devaient initialement arriver pour midi mais à ce rythme Maria se persuada qu’ils n’y parviendraient jamais.

Étrangement, alors qu’elle crut qu’il s’était écoulé quatre bonnes heures depuis la dernière fois qu’elle avait consulté sa montre, le chef de bord annonça qu’ils étaient arrivés à l’heure prévue.

Maria ne se souvenait plus si elle avait dormi ou observé le paysage à travers les vitres du wagon car le trajet lui semblait être passé comme un rêve. Il y avait pourtant eu de nombreux arrêts dans des gares désertes où personne ne descendait. Le train repartait ensuite péniblement dans un râle mécanique lui évoquant un cri de morne agonie.

Dehors, il faisait lourd et chaud, le ciel était bas mais rien ne laissait pressentir un orage. A vrai dire, le ciel éclatait d’un bleu surnaturel. Pourtant cette pesanteur palpable, adipeuse, rappelait le temps instable des soirées suffocantes qui précédait l’orage.

Soudainement, alors que Maria observait les massifs calcaires qui encerclaient littéralement la gare, elle prit conscience qu’elle n’avait pas pris de bagages avec elle. Ni sac à dos, ni besace ou valisette ne semblaient l’attendre sur le quai.

Michalowski sembla deviner son inquiétude, lui tapota l’épaule et lui dit de ne pas s’en faire car tout lui serait prêté gratuitement pendant son séjour. Surprise quelques minutes d’avoir été rassurée aussi rapidement, elle qui détestait perdre le contrôle sur la moindre chose, elle déporta son angoisse passagère sur la contemplation béate du paysage.

Il ne semblait pas y avoir de village derrière cette gare, seulement des montagnes crayeuses, un peu irréelles, dont la crête rougeoyait comme du sang sur un drap bleu trop tendu.

La sensation de confinement lui parut plus réconfortante qu’elle n’aurait dû l’être et à chaque fois que Maria voulut poser une question, elle ravala sa salive, soudainement prise d’une soif intense. Sa curiosité finissait par se diluer dans le creux de son ventre vide. Elle avait l’impression de flotter entre deux mondes et émit l’hypothèse effrayante d’avoir été condamnée à errer éternellement dans cette gare sans nom et sans lieu.

Pourtant, ils finirent par franchir en un claquement de doigts le seuil du bâtiment qui semblait abandonné. Il s’agissait bien de la devanture d’un hall de gare, semblable à celles que l’on voit dans des villages reculés où les trains ne passent plus depuis des lustres.

L’herbe s’infiltrait dans les moindres interstices, l’aiguille de l’horloge avait été retirée, la poussière roulait sur les briques ébréchées… tout cela avait l’air de ne plus servir et pourtant des gens en sortaient et faisaient rouler leurs énormes bagages sur le bitume usagé.

Tous savaient où devoir se rendre, avançaient vers la rue qui bordait le bâtiment puis disparaissaient comme les figurants d’une pièce de théâtre, poursuivant leur destinée secrète en coulisses.

Michalowski héla un taxi d’un geste péremptoire. Une grosse berline noire aux vitres teintées s’arrêta à leur hauteur. Le chauffeur, disproportionné par rapport à la taille du véhicule s’extirpa tant bien que mal de la carlingue, s’agrippant fébrilement au toit afin de retenir son corps massif.

Il transpirait à grosses gouttes et se tamponnait frénétiquement avec un vulgaire chiffon enduit de graisse noire. Il fit péniblement le tour pour venir leur ouvrir la porte puis s’activa de façon presque burlesque, se balançant d’un pied sur l’autre pour supporter le poids du bagage qu’il jeta sans ménagement dans le coffre en s’apitoyant. Il grommelait et se parlait à lui-même tout en faisant de petits signes amicaux à ses clients.

Maria remarqua l’écusson disposé en évidence sur la vitre, cerclé d’un fin liseré d’or et qui indiquait : « véhicule prioritaire, festival international du film psychédélique ».

« Je suis invité d’honneur cette année » fit remarquer Michalowski qui affichait un sourire narquois tout en passant la tête par la porte pour venir s’installer sur de confortables sièges en cuir qui luisaient dans l’obscurité.

« Il fait plus frais dedans, fit-il remarqué en débouchant fébrilement une petite bouteille d’eau glacée qu’il avait pris dans un espace réfrigéré de la voiture ».

Invité d’honneur n’est-ce pas ? Je ne savais même pas que vous présentiez un film cette année.

Si si si, et quel film ! Mais enfin Maria, saviez-vous seulement que le festival international du film psychédélique avait lieu en ce moment même ?

Non. Enfin j’ai déjà entendu parler de ce festival, Marc disait qu’il rêvait de pouvoir se faire accréditer mais c’est semble-t-il quasiment impossible.

Il faut en effet avoir ses entrées ou alors être en compétition officielle. J’ai profité de la sortie de mon prochain film pour vous inclure dans l’équipe. Officiellement vous serez mon attachée de presse même si je n’ai nullement besoin de vos services. Je vous laisserai vagabonder à votre guise, profitez, allez voir des films, discutez avec les autres gens, je crois que votre accréditation est plutôt bonne.

Plutôt bonne ?

Oui, il y a tout un protocole auquel je n’ai jamais rien compris. Des badges qui permettent de passer en priorité pour voir des films ou accéder à des conférences, bref, ils vous expliqueront ça mieux que moi.

Qui donc ?

Je vous dépose au service des accréditations , donnez simplement votre nom et ils sauront quoi faire. Moi je m’en vais à l’hôtel pour me reposer. Je suis toujours extrêmement fatigué après un voyage et à mon âge il ne fait pas bon traîner sous pareille chaleur. Retrouvons-nous ce soir au pavillon américain, je suis convié à une réception.

Mais je n’ai rien à me mettre !

Ne vous inquiétez pas pour ça, j’ai absolument tout prévu, faîtes-moi confiance.

La voiture semblait n’avoir jamais démarré, pourtant ils se trouvaient désormais à l’arrêt, en face d’un petit bâtiment décoré aux couleurs criardes du festival. Maria fut prise de vertiges, son cœur s’emballa subitement et des frissons lui parcourent l’échine. Elle ne put que constater, sur l’affiche officielle du 35ème festival international du psychédélisme, la présence de Marc, son mari, un sourire ravageur qui ne lui ressemblait pas cloué au visage, les bras ouverts, tendus vers une foule invisible.

Sa silhouette se découpait en noir et blanc sur des formes géométriques de tailles variées, kaléidoscopiques. Outre le fait que c’était un collage assez mal réalisé et que le choix esthétique lui semblait douteux, personne ne l’avait consulté afin d’avoir l’autorisation d’exploiter cette image.

C’était tout bonnement scandaleux. Pourtant, elle ne se sentit pas le courage de protester, il semblait peser sur ses épaules le poids écrasant de l’inertie.

C’était une sensation qui lui était assez peu familière, elle qui était toujours occupée, bouillonnante d’idées nouvelles et toujours impatience d’étoffer ses projets pour mieux les voir se réaliser.

Elle se retourna lentement, contrainte de se faire violence pour rompre la pesanteur de l’atmosphère. L’air semblait l’envelopper comme un voile solide, chaque mouvement lui était pénible, le simple fait de devoir avaler sa salive lui demandait une extraordinaire volonté. Elle se sentait déglutir et se fatiguait à l’idée de devoir recommencer quelques secondes plus tard.

La voiture de Michalowski s’était volatilisée, elle n’avait pas entendu le moteur vrombir, elle ne se souvenait pas avoir ouvert la portière, n’avait pas entendu celle-ci se refermer et n’aurait pu expliquer comment elle s’était retrouvée debout, devant le bureau des accréditations, surplombée par Marc qui s’offrait à la foule tout entière comme le prophète d’un culte païen.

Mécaniquement elle avança devant elle, descendit les marches qui menaient à une vaste salle où fourmillaient un nombre indicible de gens très affairés. La plupart attendaient dans des files, la mine renfrognée, le regard impatient. Tous semblaient être agités par quelque chose qui lui échappait complètement.

Certains vociféraient dans leur téléphone, d’autres agitaient frénétiquement leurs doigts sur leur ordinateur ou leur tablette. L’ambiance était un croisement parfait entre une gare à l’heure de pointe et une salle de rédaction en ébullition.

Un rapide coup d’œil lui rappela qu’elle se trouvait au bureau des accréditations. Habituée à ce genre d’événements, elle en déduisit que c’était le lieu pour récupérer le badge qui lui donnerait accès aux événements du festival ; projections, conférences de presse, cocktails et autres réjouissances.

Les files d’attente s’entortillaient les unes dans les autres, se séparaient, se rejoignaient en un point de croisement et se divisaient quelques mètres plus loin. Elle aperçut même des voies d’insertions, semblables à celles des autoroutes, dans lesquelles des individus se précipitaient. Des gens doublaient, d’autres s’offusquaient et de nombreuses disputes éclataient avant qu’un membre du personnel de sécurité finisse par intervenir.

Puisant péniblement en elle afin de mobiliser toute sa concentration, elle lista pas moins de 15 possibilités parmi lesquelles on trouvait un camaïeu de sous-catégories (chaque catégorie ayant sa couleur propre) qui spécifiait un peu plus l’itinéraire à prendre.

Voyant la confusion sur le visage de Maria, une hôtesse vint à sa rescousse. D’un petit pas gracile et délicat, elle s’interposa entre elle et le capharnaüm.

« Puis-je vous être utile mademoiselle ?

Non. Enfin oui, peut-être, répondit Maria à contrecœur. Elle avait, à vrai dire, l’intime conviction que cette grande brune doucereuse ne lui serait d’aucune utilité.

Pour quelle raison venez-vous au festival mademoiselle ?

Pour raison personnelle.

Très bien, ce n’est donc pas pour le travail ?

Pas vraiment, enfin je ne pense pas. Tout est si compliqué ici.

— Ne vous inquiétez pas, je suis ici pour vous aider (en disant cela, elle sourit tellement que son nez sembla s’enfoncer entre ses joues). Reprenons. Selon votre degré d’implication dans votre travail nous allons déterminer si nous pouvons y relier votre vie privée. Beaucoup de personnes s’investissent tellement dans leur profession qu’ils y impliquent une part non négligeable d’intimité. Cela peut paraître difficile pour certains et générer une souffrance psychique voire corporelle. Pour d’autres cependant, l’enthousiasme l’emporte sur l’aspect contraignant si bien que le travail devient une passion. S’ils sont plus rares, il est important de souligner que quelques chanceux exercent une profession qui les stimule intellectuellement et les rend heureux. Peut-être que cela est votre cas et il me doit de le savoir afin de déterminer si votre raison personnelle vous classe de fait comme professionnelle de la profession ou vraiment comme festivalière cinéphile. Je ne dis pas que la cinéphilie ne peut pas être une profession reconnue, on voit ici bien des critiques de cinéma qui sont avant tout des cinéphiles, on voit également des critiques de cinéma qui ne le sont pas, c’est pour cela que nous devons cibler les profils de chacun afin de répondre aux attentes de tout le monde et ce de façon fonctionnelle et modulable.

D’accord, répondit Maria qui n’eut pas la force d’en dire plus ni de comprendre cette logorrhée indigeste.

Très bien, poursuivit l’hôtesse sans se départir de son sourire niais. Diriez-vous que vous aimez votre travail ?

Je… euh… oui mais je crois en fait avoir été invitée par…

D’accord, donc j’en conclus que vous êtes ici par obligation professionnelle. Quel poste occupez-vous ?

Je suis rédactrice en chef d’une revue sur le cinéma.

D’accord, cela vous classe comme journaliste. S’agit-il d’un média qui est publié sur tirage papier ?

Non sauf pour certains numéros.

D’accord, mais la globalité du contenu est disponible sur internet je suppose ?

Voilà.

A quelle fréquence publiez-vous vos articles ?

Quotidiennement.

Quel est le nombre de l’équipe éditoriale ? Vous seule ? Entre deux et cinq personnes ? Plus de cinq personnes ?

Plus de cinq.

Moins de dix ?

Oui.

Entre cinq et neuf ?

Exact.

Six ?

Actuellement, avec moi, nous sommes sept rédacteurs.

Moins de huit donc ?

C’est ça.

Avez-vous déjà écrit un article qui parle de la place du néant dans le cinéma sud-américain des années 60 ?

Excusez-moi ?

Oui, non, ne se prononce pas ?

Je n’en ai pas le souvenir, mais en quoi cela peut-il déterminer mon degré d’accréditation ? Je représente un média en ligne mais je suis invitée par Monsieur Michalowski qui m’a indiqué que…

Quelle est votre année de naissance ?

Pardon ?

En quelle année êtes vous née ? Si vous préférez vous pouvez me donner une fourchette d’âge ; entre 0 et 10 ans, entre 10 et 18, 18-27, 28-59, 60 et plus ?

Écoutez, je…

Quel est votre sexe ? Homme, Femme, Autre ?

Vous commencez à m’agacer.

Ce formulaire est anonyme et sera utilisé à des fins statistiques qui aideront à optimiser nos services. Merci d’indiquer votre année de naissance et votre sexe.

Je suis une femme. 28-59 pour la tranche… pourrais-je rejoindre une file d’attente oui ou non ?

Dernière question, pourriez-vous me donner un numéro de téléphone et une adresse e-mail valide ? Merci également de me donner votre adresse de résidence pendant le temps du festival.

Mademoiselle, je n’ai jamais eu à fournir ce genre d’informations pour…

Sans ces informations nous serons dans l’incapacité de traiter votre demande.

Et bien ne traitez pas ma demande, je me débrouillerai toute seule.

Maria esquiva d’un mouvement brusque la jeune femme qui ne s’était pas départie de son sourire. Elle ne sembla pas être décontenancée par sa réaction et lui souhaita une excellente journée. Elle détourna immédiatement son regard benêt et s’empressa d’aller aider un gros monsieur qui traînait une valise deux fois plus grosse que lui remplie de bandes de films.

Surprise d’avoir retrouvé une certaine vigueur grâce à cet élan de colère, elle s’empressa de prendre une file au hasard, voyant une autre hôtesse s’approcher d’elle pour lui venir en aide.

Elle prit donc le couloir destiné aux journalistes, puis vint ensuite une première bifurcation pour les professionnels, une seconde pour les professionnels munis d’une carte de presse, une troisième pour les rédacteurs en chef, une quatrième pour les médias en ligne et après une bonne demi-heure d’attente où se succédaient d’autres sous-catégories d’une précision déconcertante, elle dût faire un choix cornélien entre la file pour les spécialistes du cinéma psychédélique ou celle des médias de cinéma généraliste.

La réponse était évidente pour Maria, mais il n’y avait absolument personne dans la première alors que l’autre était bondée. De plus, quasiment toutes les autres voies se rejoignaient ici dans une confusion indescriptible.

Peinée de constater que toutes les directions qu’elle avait prises consciencieusement échouaient toutes devant un même pupitre où se pressaient une bonne centaine de journalistes exaspérés, elle emprunta sans scrupules, un petit passage délaissé qui s’enfonçait sous une voûte à peine plus haute qu’elle.

Elle descendit un étroit escalier en colimaçon et se retrouva dans ce qui ressemblait curieusement à une cabine de projection. Trois hommes s’affairaient sur la lentille d’un projecteur qui d’après leurs dires, semblait défectueuse. La cérémonie d’ouverture débutait dans seulement trois heures et la tension était palpable.

Comme ils ne se préoccupaient pas d’elle, catastrophés par la situation, elle passa discrètement son chemin. Sur le sol, boulons, vis, câbles et pièces non identifiées formaient un tas de breloques métalliques. Les trois hommes se disputaient la notice en triturant tour à tour l’intérieur de l’appareil. L’un d’eux finit par l’interpeller en la sifflant. Alors qu’elle essaya de se dérober, tentant de poursuivre sa route, il s’avança vers elle et l’attrapa fermement par le poignet.

« Vous, là, vous devez bien savoir comment réparer cette chose ! Nous sommes si proches du but mais vous résistez. C’est pour vous cette machine, pour vous ramener. Le film doit impérativement être projeté. Lowski nous l’a demandé. L’erreur n’est pas permise. Ne restez pas sans rien faire, reprenez le contrôle !

Attendez voir, c’est le film de Michalowski ? interrogea Maria en se dégageant de l’emprise du projectionniste.

Une demi-douzaine d’autres techniciens s’étaient mêlés à l’assemblée, accompagnés de grands types en costume, probablement des membres de la sécurité qui murmuraient des choses incompréhensibles dans leur talkie walkie.

« Allons Étienne, ne pleure pas », dit l’un des projectionnistes en enlaçant son collègue en sanglot. Il était désormais recroquevillé sur lui-même, en position fœtale.

« On va bien finir par trouver une solution et puis ce n’est jamais que du cinéma, rien d’autre, ce n’est seulement qu’un flot continu d’images projetées sur une toile. Ce n’est jamais que de la lumière, de la matière, du désir… ce n’est rien, tu le sais tout ça mon Étienne».

Maria profita de la confusion pour s’exfiltrer. La porte de sortie de la cabine donnait sur un autre couloir. Il ressemblait curieusement à des coulisses, sauf qu’ici tout était éclairé à la lumière de néons rouges qui ne suffisaient pas à dissiper l’obscurité.

Le bruit et la chaleur s’estompaient. Elle prit le temps d’avancer, lentement. Il n’y avait que briques et poussière, le sol en béton ciré était comme une eau calme, sans turbulence, figée, sur laquelle elle pouvait presque glisser. Le temps paru se dilater un peu plus dans cet espace confiné. Elle retint sa respiration, les murs se rapprochaient à mesure qu’elle avançait, tout devenait à la fois proche et intangible.

Elle voyait une toute petite porte qui se dessinait dans l’ombre. Il semblait impossible de l’atteindre, pourtant elle continuait d’avancer.

« Bonjour et bienvenu au festival international du film psychédélique » lui dit une jeune hôtesse dont le visage était caché derrière un immense écran d’ordinateur. Elle était revenue dans la grande salle des accréditations…

Partie 5.

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