Le Cartomancien – Partie 1

Le Cartomancien est une nouvelle découpée en plusieurs épisodes, semblable à ce qu’on pouvait appeler un « feuilleton-nouvelle ». La suite sera publiée chaque dimanche.

Cette première partie raconte l’histoire d’un vieil homme tirant le tarot à une jeune femme assez peu convaincue par cette pratique qu’elle juge insidieuse. Débattant tous les deux, ils abordent un sujet délicat, celui de la disparition d’un être cher qu’ils ont en commun. La séance prend soudainement une tournure inattendue…

La présente nouvelle est soumise au droit d’auteur et ne peut être utilisée sans autorisation. Elle est disponible gratuitement sur ce site. Merci de me contacter pour tout renseignement.

Temps de lecture estimé : 10-15 minutes

PARTIE I

Le vieil homme servit le thé à son hôte dans une grande tasse émaillée dont les motifs, semblables à des arabesques, commençaient à s’estomper. La fumée s’échappait lentement dans le petit salon de divination. On ne savait jamais s’il faisait jour ou nuit, à vrai dire le cartomancien était un homme prolixe et chaleureux, il avait ce don – en plus de celui d’interpréter les cartes – de distordre le temps et de faire oublier à ses invités, l’existence même d’un monde extérieur.

Maria ne semblait pas convaincue par ce rendez-vous. L’homme n’était pas vraiment antipathique, certains auraient même affirmé que Monsieur Michalowski était un homme drôle et charmant. Cependant, l’idée de se faire tirer les cartes par un inconnu précédé par sa réputation donnait à toutes choses l’aura singulière du mystère.

Michalowski n’était pas seulement célèbre pour avoir fondé quatre instituts d’études « empiriques » sur le tarot de Marseille, il était également l’auteur de nombreuses analyses sur les liens entre la psychanalyse et le symbole des cartes. Ouvrages qui étaient loin de faire l’unanimité.

Il affirmait, non sans être raillé par la très grande majorité de la communauté scientifique et plus férocement encore par les chercheurs en sciences humaines, soucieux de légitimer leurs analyses à l’aune de leur jeunesse académique, que l’inconscient populaire occidental avait été synthétisé dans les cartes du tarot, sous l’apparence de figures collectivement assimilées au fil du temps.

D’après lui, le capitalisme et la mondialisation ayant porté cette culture aux quatre coins de la planète. Le tarot, même s’il devait s’adapter aux particularismes locaux, pouvait très bien servir de médiateur pour aider à comprendre tous les êtres humains.

Il insistait également sur le syncrétisme unique du tarot de Marseille, qui pour lui avait su intérioriser les mythologies de la plupart des religions au moment de sa fondation. Il ne faisait d’ailleurs nul doute, toujours ses propos, que le tarot contenait en son sein les clés arcaniques du langage collectif, liant toutes les civilisations entre elles.

Tout cela n’avait bien entendu aucun sens pour Maria.

Le vieil homme s’appliquait à travers ses tirages, à ne pas prédire l’avenir, chose qu’il disait impossible à faire car : « l’individu est par essence un sujet soumis à ses choix et que ces choix produisent ce que certaines cervelles crédules nomment le destin ».

« Le destin se construit dans le présent, le présent est maître de toutes choses, certaines forces sociales, physiques, géologiques, historiques, contextuelles, psychologiques… déterminent nos choix ou notre incapacité à choisir », disait-il souvent dans ses conférences, « mais celui qui pense que l’avenir est une loi d’airain et que les événements sont inscrits à l’avance dans le tissu de l’univers, je lui réponds qu’il ne verra rien de tout cela à travers le tarot ».

« Ce que je propose ce n’est pas de répondre à l’avenir mais de dissiper le brouillard du présent. Le présent est multiple, il tisse des liens interconnectés, parfois troubles, diffus.  Il est parfois complexe d’en comprendre le sens. Lorsque quelqu’un me pose une question, mon rôle est de le réorienter afin de lui révéler des réponses qu’il a déjà en lui.

Les symboles du tarot font écho avec le savoir collectif intériorisé par l’individu, dès lors, si une question est posée, il faut savoir ce qui motive cette question. Le tirage agit comme un miroir de l’inconscient, rien de plus ».

Il est vrai que ce raisonnement était alléchant. Il avait d’ailleurs convaincu un nombre suffisant d’adeptes pour faire de ses livres des best-sellers à travers le monde. Le plus étonnant c’est qu’il consacrait cet argent pour financer ses films ou plutôt ses expérimentations « vidéo-psychédéliques » comme il aimait à les nommer, mêlant performances artistiques avec de l’hypnose pour tenter de recréer les effets du LSD sur ses initiés.

Le reste était reversé à des associations ou à des projets comme ses instituts et il ne faisait jamais payer ses consultations, refusant catégoriquement tous dons en nature. Sa popularité et l’intrigue qu’il suscitait même chez les plus incrédules comme Maria, l’avait contraint à procéder par tirage au sort afin de sélectionner ses visiteurs.

Maria avait semble-t-il obtenu une séance tout à fait par hasard, du moins elle avait forcé l’agencement des choses en inscrivant son nom et son numéro de téléphone sur le site internet prévu à cet effet.

Jamais elle n’aurait cru être aussi curieuse à l’égard de pratiques qu’elle considérait comme l’œuvre d’un habile manipulateur. En vérité, elle était venue par fascination pour le personnage, par désir de s’entretenir avec lui et non pour  le voir en train d’interpréter d’étranges symboles  rattachés à des thèses « mystico-psychanalytique » douteuses.

Elle était persuadée que Michalowski était un imposteur, mais quel génie faisait-il dans l’art de l’illusion. Il semblait si bien maîtriser la dialectique liée au discours scientifique, qu’il devenait tentant pour  les plus cartésiens de se laisser berner.

Quand le thé fut terminé, Michalowski fixa une imposante paire de lunettes rondes sur son nez busqué, sortit une boîte en acajou cernée d’un liseré d’or et en retira un paquet de cartes qu’il posa minutieusement face contre table.

Maria regardait maintenant le vieil homme sourire et en train de feuilleter une revue qui lui fut immédiatement familière. Et pour cause, puisqu’il s’agissait d’un numéro hors-série, publié sur papier glacé pour l’occasion et qui avait pour thème « le cinéma psychédélique ». Habituellement diffusé en ligne, le magazine Kinowara avait été fondé par deux amis de jeunesse ; Maria et l’homme qui allait devenir quelques années plus tard son mari.

A la surprenante vision de la couverture, Maria eut comme une crampe soudaine à l’estomac et une irrépressible envie de vomir. Il faut dire que Marc avait disparu dans d’étranges circonstances il y a de cela un an. Cette mystérieuse découverte avait suscité une sorte de fascination morbide pour leur public respectif. Pire, la mort de Marc avait conféré à Maria et sa revue, une légitimité académique dont elle se serait bien passée.

Les souvenirs remontèrent en elle. Elle était en état de choc, troublée, incapable de reprendre le contrôle de la situation. Elle se laissa envahir par un flux continu d’émotions .

Bien avant l’incident, Marc avait déjà profondément changé.  Même s’il faisait preuve de douceur et de gentillesse à l’égard de sa femme et de leurs deux enfants, sa simple présence semblait déformer l’espace qu’il y avait entre eux. Il était physiquement présent mais à travers des gestes inconscients et des paroles sans résonance,  il donnait l’impression d’être dans une autre dimension,  luttant avec la matière d’un monde que personne ne pouvait atteindre.

Quand ils faisaient l’amour, plus brutalement que d’habitude, son regard résigné et triste s’accompagnait d’une exceptionnelle ardeur. Il attendait qu’elle jouisse, ou qu’elle fasse semblant de jouir, pour se retirer et s’allonger, le bras sur le front, dans un silence extatique où il fixait le plafond en lui caressant machinalement  la main.

Il y a peu de temps, elle avait trouvé dans le tiroir de son bureau qui avait été laissé à la cave depuis sa disparition, un carnet dans lequel il notait toutes sortes de choses. Passant les élucubrations les plus grotesques, elle s’était plongée dans son quotidien avec attention comme pour le faire revenir.

Des poèmes particulièrement mélancoliques avaient attiré son attention. Ils correspondaient à cette période d’absence dans laquelle il semblait se complaire et Maria en avait conclu qu’il devait entretenir une relation avec une autre femme. Probablement quelqu’un de très charismatique, une cheffe de secte peut-être, du moins il avait développé une fascination pour quelque chose d’aussi beau que dangereux. Dans ses carnets il appelait cela « la beauté des rituels de l’absence ».

Marc avait toujours eu cette tendance à se laisser happer dans les brèches qui fissurent la réalité. La passion qu’il vouait aux trous noirs et aux théories de physique quantique modernes était intimement liée à cette fascination. Comme si la poésie inhérente à la conquête spatiale avait sur lui l’effet d’une analogie qu’il répercutait dans sa propre vie, se persuadant que l’univers avait ses lois propres, adaptables dans l’infiniment grand ou dans l’infiniment petit. «Entre les lois de l’amour et de la gravité, quelle différence y avait-il finalement» ? Voilà les propos qu’il pouvait tenir.

On avait daté sa disparition il y a de cela un an, Maria ne s’en était jamais remise. Elle n’avait plus écrit pour d’autres revues et s’était consacrée corps et âme, comme pour combler un vide, au développement du Kinowara.

La revue se portait à merveille et était devenue la référence en ligne de la critique académique, c’est-à-dire la plus respectée et la moins aimée de la toile. Le numéro spécial que tenait Michalowski entre ses mains avait été tiré en seulement 300 exemplaires. C’était un véritable trésor pour les collectionneurs. Il s’agissait du dernier projet commun de Maria et Marc.

Marc avait insisté pour élaborer un dossier complet sur le cinéma psychédélique et ses héritiers contemporains dont le cartomancien était l’un des derniers initiateurs encore en activité.

« Seriez-vous en ces lieux pour combler vos connaissances à mon égard Mademoiselle ? Seriez-vous curieuse de savoir s’il existe des liens entre moi et votre mari ? demanda Michalowski d’une voix suave tout en faisant semblant de lire attentivement le texte qu’il avait sous les yeux.

Seriez-vous si habile pour lire en moi ou s’agit-il d’une affirmation un peu présomptueuse ?

Chère amie, la seule capable de lire en vous, c’est vous-même.

Oui, il est vrai que votre tarot est introspectif à défaut d’être divinatoire.

L’introspection est une devinette capricieuse, un secret que l’on déchiffre aux tréfonds de son âme. Ceux qui font des cartes un objet du sacré, ou plutôt devrais-je dire une fantaisie pseudo-métaphysique, ceux-là se trompent ou veulent faire de l’argent. Dans les deux cas ils font une erreur magistrale. Je sais que vous ne croyez pas en ce que je fais, ce qui ne me peine pas le moins du monde, car votre incrédulité ne vous empêche pas de poser une question.

— Ouais, maugréa Maria. Vous parlez des cartes comme s’il s’agissait d’une personne à part entière. Alors…, reprit-elle après une longue hésitation, pourquoi prétendez-vous sélectionner vos clients  au hasard alors que vous me connaissez déjà » ?

Tout cela Maria le disait de façon très légère et sans animosité, elle était troublée par le magazine mais ne souhaitait pas du tout aborder le sujet de son mari. Pourtant, la présence de cet objet, aussi rare soit-il et destiné au petit cercle de fans de la revue en ligne, lui rappelait très directement les raisons de sa présence.

Marc avait toujours été fasciné par Michalowski, elle savait que les deux hommes avaient eu l’occasion de s’entretenir.

Maria ne croyait pas au tarot, à l’astrologie et plus généralement aux religions, au mysticisme (pour elle, il s’agissait de la même chose déclinée sous plusieurs formes)… Tout cela lui passait bien au-dessus de la tête. Elle entendait parfaitement que d’autres gens puissent y croire et surtout elle pouvait porter de l’intérêt à en comprendre le fondement et les racines historiques mais dans son monde, il s’agissait de fables. Des fables qui finissaient par prendre le contrôle sur l’individu et le soumettre à des lois que quelqu’un d’autre exploitait.

Si elle était ici, c’était aussi pour ressentir la présence de Marc à travers un autre. Elle avait fait de même avec son ancien atelier. Avant de le vendre, elle avait décidé d’y vivre pendant quelques semaines, d’en frôler les murs, d’ouvrir la fenêtre et d’essayer de voir ce qu’il pouvait voir le matin en fumant sa cigarette.

Elle avait aussi vécu à Paris mais elle n’aimait pas la ville. Lui oui et elle l’aimait à travers lui, à travers son regard. Peut-être aimerait-elle aussi le tarot, peut-être comprendrait-elle un peu mieux sa disparition et le moteur indomptable de son existence. Peut-être Michalowski ouvrirait-il une porte, muni d’une clé cette fois, capable de joindre les deux mondes parallèles dans lesquelles elle se débattait en vain.

« C’est bien ça le plus amusant Maria, je ne sélectionne jamais personne pour mes consultations. Vous imaginez certainement que je vous ai joué un mauvais tour car vous pensiez pouvoir m’en jouer un en faisant semblant de ne pas me connaître, mais je vous assure qu’il s’agit de la plus stricte vérité.

Je connais votre plume et votre visage ne m’est pas inconnu mais, j’ai plus de cinq cents inscriptions quotidiennes sur mon site. Pensez- vous sincèrement que je me sois amusé à créer une alerte aussitôt votre nom déposé dans la liste d’attente ? ».

Puis il éclata de rire, non pour se moquer ou asseoir une forme de condescendance mais plutôt pour dissiper le doute sur l’existence d’un conflit. D’emblée et grâce à ce rire si spontané et suffisamment sincère, Michalowski paru à Maria éminemment sympathique.

«  Marc ne semblait pas totalement de votre avis, dit le vieil homme en tapotant doucement de son index un titre en lettres grasses qui disait : Michalowski, le cinéma intérieur.

Marc vous admirait beaucoup. Je n’ai d’ailleurs aucun grief contre votre cinéma. Je n’ai pas d’atomes crochus avec vos films voilà tout.

J’ai appris pour sa disparition, quelle étrange histoire ».

Maria se contenta de hocher la tête sans dire mot, elle ne souhaitait pas aborder le sujet de Marc car c’était depuis un an, le motif principal pour lequel les gens souhaitaient la rencontrer.

«  Vous y croyez ? » insista tout de même Michalowski et il se vit répondre par un haussement d’épaules las et désintéressé.

« Je veux dire, à sa mort, vous y croyez ?

Est-ce pour cela que vous m’avez convié ?

— Il s’agit d’un pur et simple hasard vous dis-je. Je vois que vous ne souhaitez pas parler de ça et je vous comprends, je m’excuse d’ailleurs pour mon indiscrétion, n’en parlons plus. Puisque vous êtes ici, peut-être pourriez-vous en profiter pour me poser une question ? ».

Maria expliqua calmement à son hôte qu’elle avait fait une erreur en venant ici et qu’elle ne prenait pas assez au sérieux les cartes pour avoir une question à poser. Elle expliqua sa théorie selon laquelle il était aisé de faire passer le tarot pour un art proche de la psychanalyse étant donné que les figures interprétées par le lecteur agissaient comme un premier filtre, qui induisait inexorablement le consultant dans son impression de répondre à ses propres questions. De plus, la plupart des gens qui venaient se faire tirer les cartes arrivaient avec une impression positive et ce malgré les avertissements.

« Le tarot  dispose d’une aura mystique, qui intrigue, tout comme une croix au sein d’une église impose la retenue et une certaine humilité même pour le plus fervent des athées. De ce fait, n’importe qui face aux cartes attend une réponse dont il dispose déjà, puisqu’il fait le choix avec la complicité du tarologue, de croire aux diverses interprétations».

Et là d’après Maria toujours, nous étions à l’antithèse d’une thérapie psychanalytique puisqu’il ne s’agissait pas de faire ressurgir l’inconscient mais bien de renforcer sa raison consciente, de se donner l’autorisation par le truchement des cartes, de croire à une voie qui se serait dessinée dans d’autres circonstances mais, qui apparaissait ici comme une évidence, comme une option de vie incontournable et alors le tarot redevenait cet objet magique et se changeait en quelque chose qui ressemblait tout de même beaucoup à l’idée du destin.

Si bien que sans vouloir manquer de respect à son interlocuteur, au demeurant très charmant précisa-t-elle dans son monologue, le tarot était aussi psychanalytique qu’une roue de vélo crevée. Cela fit beaucoup rire Michalowski qui ne s’était pas départi de son sourire malicieux durant toute l’explication et il décida dans un même élan, de se rendre à la cuisine pour y déboucher une bouteille de vin.

Un verre en entraînant un autre, ils finirent par se faire livrer des sushis qu’ils dégustèrent accompagné de saké. Michalowski avait mis la main sur une bouteille d’un précédent voyage et avait trouvé l’occasion parfaite pour y goûter.

Dehors, le ciel commençait à se strier de la lueur du crépuscule. A l’intérieur on ressentait à peine ce changement. L’éclairage  semblait avoir été calibré pour le tournage d’une scène de film.

Maria finit par admettre non sans mauvaise foi qu’elle serait curieuse de poser une question. Michalowski ne lui avait pas donné tort, mais il estimait que les cartes recelaient de secrets et qu’elle sous-estimait leur pouvoir subliminal. Il ajouta à cet argument que dans toutes les œuvres d’art, notamment dans le cinéma où les plans et les mouvements de caméra étaient le résultat de choix parfois inconscients, il y avait des secrets capables de susciter chez le spectateur des émotions.

Or les émotions avaient une influence prééminente dans les choix et que si un bon cadrage était capable de faire bouger quelque chose en soi, alors c’était bien l’âme qui était en jeu.

Ainsi pour le vieil homme, il fallait voir le tarot comme une œuvre d’art, avec ses défauts, ses énigmes et tout le pouvoir de suggestion que ses formes et ses couleurs étaient capables de contenir.

Ce sur quoi, Maria admit à demi-mot que les cartes étaient belles et que les expressions des personnages lui donnaient parfois l’impression qu’ils lisaient en elle ou plutôt, qu’ils donnaient le sentiment de s’introduire dans celui ou celle qui les regardait.

Michalowski lui proposa en guise d’introduction de lui montrer les arcanes et ce fut entre deux verres de saké que les cartes s’abattirent sur la table. Le cartomancien répondait tant bien que mal aux invectives de Maria, il détailla ce qu’elle considérait comme de « jolis dessins » et elle riait de bon cœur tout en reprenant son sérieux si elle contemplait la détresse manifeste du cavalier de coupe ou l’air malicieux du pendu se balançant « espièglement » sur sa corde. Tout cela, ces gestes, ces inflexions, lui semblaient étrangement familiers et elle ne pouvait s’empêcher de penser à Marc.

Partie 2

 

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