Journée perdue

Face inquiétante des journées sans envergure. Les racines s’enlacent dans les confins de l’âme. Nouveauté sinon rien, cerveau vierge, libre de toutes conceptions, livré à lui-même, dans le trou noir, plus de temps, plus d’espace, mais matière invisible, lumière évanescente, conscience du vide et plaine des consciences, feu irradiant l’absolu du néant, sans envergure, enveloppe la lassitude et en fait une torche, un foyer apaisant.

La nuit achève l’obsolescence du jour et chargée de tourments, d’obsessions, de regrets et   de convictions, ébranle le poète dans sa certitude, le confronte à son insignifiance, son existence précaire, sa trace fugace et ses mots fugitifs, qu’il jette comme des pierres sur la surface d’un lac (gelé).

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