Dans le train

Le train s’enfuit et se tortille dans l’obscurité d’une nuit sans lune. Les fenêtres reflètent les visages émaciés. Ils rentrent chez eux, courbés par le travail, bercés par les ballotements : certains s’endorment. D’autres, plus insouciants, désireux de tromper la fatalité et la fatigue, rient sous la caresse nocturne des effets de l’alcool.

Le train s’enfuit et moi avec, je regarde ce petit monde qui s’évite, chacun envouté par la lumière pâle des écrans connectés. Le son saturé embaume le wagon et les sonneries rugissent comme des hymnes de solitude.

Il est 23h30 et tout le monde communique sans croiser leur regard. C’est un étrange spectacle de bruits et de rumeurs où l’on s’ignore en attendant le quai.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s