Rituel de l’absence (III)

Fragments

Je me souviens de ce visage que je n’ai jamais croisé. La lumière du crépuscule souligne ses traits quand elle me sourit, ses mains, pareilles à des notes de piano, courent sur mon bras et éveillent mon âme.

Je sens à nouveau les fibres de mon corps, quand ses pieds nus sur le sol, dressés sur leur pointe, déplacent d’un mouvement précis et singulier, les lèvres du miracle qui scellent notre rencontre.

C’est un visage lointain et familier, comme une fresque d’un ancien monde ou d’une vie antérieure. C’est un sourire qui déchire le temps et l’espace et se grave dans ma mémoire, comme l’improbable fulgurance des amours fictionnels.

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