Mirages Mirages

À bien y regarder, la clarté aveuglante des rayons frivoles laisse pourtant entrevoir
l’antre du néant. Les arcanes sacrés sont élevés pour les princes, il reste au roturier
les cendres sous la fumée. Les coupes pétillantes dansent dans le carnaval des parures dorées et des robes légères.

Il est là pour goûter au prestige singulier des choses qu’il aime tant, mais il voit devant lui s’ériger des palais, gardant jalousement le trésor qu’il convoite, exhibé comme une médaille de gloriole.

Il reste les masques, la parade et les artifices et pour lui de
petits morceaux de charbon. La promesse d’un bois sec qui deviendra brasier, pendant qu’ils contemplent dans les reflets moirés, le totem de toutes leurs vanités.

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