Le Havre

Au pied du béton roule la mer grise, le ciel bas la regarde recracher ses galets.

***

Il y a dans cette grisaille apparente, pour celui qui observe bien, à l’aune des intempéries, toutes les couleurs du monde. Elles se reflètent dans la brume, scintillent à la lumière, s’infiltrent dans les cargos et repartent en mer, sous l’horizon mordoré d’un ciel instable.

***

Au petit matin, entre vagues et nuages, les bateaux glissent lentement sur le fil de l’aube.

***

Même les esprits rebelles, portant leur disgrâce comme un bouquet d’audace, indifférents aux injures compassées et aux froides invectives, semblent avoir cédé au grand chantier politique du patrimoine mondial ; rasés de frais.

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s